Historique

Au commencent…

En août 2002, cinq voyeurs se rendent à Mubu, dans la grande région de Kilembe, à 750 km de Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, pour une fête religieuse.

L’hospitalité reçue durant leur séjour reste inoubliable. Inoubliable aussi la pauvreté multiforme vécue quotidiennement par la population paysanne visitée : manque d’électricité, d’eau potable, de soins médicaux, d’écoles et d’habitations adéquates.

Le seul hôpital de la région est sous-équipé et en piteux état. Médicaments de base, vaccins, lits, matériel chirurgical y font cruellement défaut. Aucune façon pour évacuer les cas urgents, faute de moyens pour la prévention et le dépistage… Comment partager avec eux le poids écrasant de cette misère généralisée ?

Revenus à Montréal, nos 5 voyageurs décident de créer la Fondation Sève de Vie et de faire appel aux amis et autres personnes de bonne volonté, aux fins de lutter contre cette dure réalité.

Le séjour bénéfique, à Montréal, de Mgr Théodore Mudiji, à l’automne 2003 

  • Le séjour à Montréal de Mgr Mudiji permet aux membres de la Fondation de tisser un premier partenariat avec les soeurs de Sainte-Anne et d’obtenir un premier lot de médicaments de la part de Collaboration Santé Internationale (CSI).

Le séjour de prospection dans la grande région de Kilembe, en 2005, de soeur Madeleine Sabourin et l’installation d’une mission des soeurs de Sainte-Anne à Kilembe 

  • Le partenariat tissé lors du séjour de Mgr Mudiji ouvre la porte au voyage de prospection réalisé par soeur Madeleine Sabourin. Elle fait la tournée de la grande région de Kilembe.
  • À son retour à Montréal, soeur Sabourin fait rapport de son voyage et les soeurs de Sainte-Anne décident alors d’aller s’installer à la mission Kilembe. Par la suite, soeur Saint-Jacques ouvrira la première communauté et accueillera un groupe d’aspirantes. Les soeurs de Sainte-Anne se sont occupées de l’hôpital de Kilembe. Elles ont dû abandonner cette mission en 2012, à cause du manque de personnel. 
  • Soeur Sabourin s’active pour envoyer un container à Kilembe avec du matériel médical.

La naissance des premières associations du micro-crédit à l’automne 2009

  • Lors d’un séjour de Jean-Chrysostome Zoloshi, à l’automne 2009, les premières associations du micro-crédit voient le jour. Le CA de la Fondation est créé à Kilembe. Ce dernier engage le premier agent pour coordonner les activités de la Fondation à travers la grande région de Kilembe. 
  • Arrivée à Kilembe du container envoyé en 2005. 

La réalisation du premier stage des volontaires canadiens, de septembre à décembre 2010

  • En partenariat avec l’Université de Montréal (Département de médecine sociale et préventive) et avec le concours de Madame Marie Hatem, trois étudiants (Félix Pageau, Sophie Bisping et Claudyne Chevrier) iront passer un stage de trois mois à Kilembe. Leur séjour a été préparé, quelques semaines avant, par  Jean-Chrysostome Zoloshi et Hélène Tétrault. Ces deux membres du CA de Montréal travaillèrent aussi  à renforcer les activités de micro-crédit débutées en 2009 et à installer l’internet à Kilembe.
  • Création de la bibliothèque de Kilembe par Koko Ginette qui séjourna à deux reprises à la Mission Kilembe et y passa plusieurs mois à chaque fois.

Sabbatique de Jean-Chrysostome, création de l’École milieu de vie et construction du Centre éducatif, de septembre à décembre 2012

  • C’est à l’automne 2010, lors d’un souper de financement de la Fondation Sève de vie tenu au Restaurant Arahova (coin Acadie et Sauvé, à Montréal), que Jean-Chrysostome Zoloshi, après un séjour d’un mois au Congo, présente pour la première fois, l’idée de monter un projet d’éducation pour les enfants du Congo. Cette idée est très vite embrassée par Jocelyne. Dès le lendemain, après la messe paroissiale, elle va discuter de sa réalisation avec Jean-Chrysostome. D’échange en échanges, l’idée prend forme.
  •  En fin août 2012, après une longue préparation, Jean-Chrysostome Zoloshi va au Congo pour implanter le projet « École Milieu de Vie ». Les équipements achetés sont précédés par bateau. D’autres vont avec lui en avion…
  •  Dès son arrivée à Kinshasa et à Kalunda, il rencontre des partenaires, les autorités des différents paliers gouvernementaux, les prêtres de la région, les villageois, les chefs de villages, les chefs d’établissements, les enseignants, les parents, les élèves visés, etc. Il les informe, les sensibilise et les implique dans la mise en marche des activités.
  • Il organise  et met en branle les premières activités de « L’école, un milieu de vie », etc. C’est le début de l’École Milieu de Vie ! Puisqu’à ce moment là l’École milieu de vie n’a pas encore de bâtiment pour abriter ses activités, ces dernières ont lieu sur le terrain du Centre Communautaire
  • De retour à Kinshasa, après ces premières réalisations qui ont lieu au cours de ces deux premiers séjours à Kalunda et dans la contrée, Jean-Chrysostome présente un premier rapport écrit aux membres et aux ami-e-s de la Fondation Sève de Vie à Montréal. Ce rapport est accompagné des photos… Plusieurs personnes réagissent à son message. Ils expriment leur joie et encouragent la poursuite des activités. Jocelyne est l’une de ces personnes. S’étant impliquée dans l’élaboration du projet l’École un milieu de vie, elle encore plus intéressée à l’implantation et à l’évolution dudit projet. S’étant informée sur les différents aspects de l’implantation du projet et de la réalisation des activités, Jocelyne offre de faire construire un bâtiment pour abriter les activités de l’École Milieu de vie.  Elle demande qu’on lui fournisse un plan architectural et un devis. Ce que Jean-Chrysostome s’en presse de faire, avec l’aide de l’architecte Blaise Mashinyi.
  • Revenu à Kalunda, fier des échanges avec Jocelyne et avec le projet de la construction d’un bâtiment pour abriter les activités de l’École milieu de vie, Jean-Chysostome fait des démarches pour obtenir un terrain. Lors d’un rencontre de sensibilisation qui rassemble tous les chefs de villages de la région et le chef coutumier de Kipinji, monsieur Njimbo Nene, Jean-Chrysostome fait la demande officiel. Le chef de groupement demande au chef de Kalunda de trouver une solution à cette demande. La solution ne tarde pas à venir ! Jean-Chrysostome obtient du chef du village de Kalunda, Monsieur Kanzamba, un terrain de 3 hectares pour construire le Centre éducatif qui logerait l’École Milieu de Vie. La joie est immense ! Le chef et ses notables des clans Munga et Ngundu font visiter le terrain. Ils en indiquent les limites…
  • Quelques journaliers sont alors engagés, pour faire les travaux de sarclage… Pendant plusieurs semaines, ces journaliers s’emploient à enlever l’herbe et préparer le terrain, au moyen des houes, des bêches et des machettes. Quelques fois, ils recourent à la tronçonneuse.
  • Commencés en nombre 2012, tous les travaux de construction du Centre Éducatif financé par Madame Jocelyne Cloutier, se sont étalés sur une durée de près d’un an…

Retour à Montréal de Jean-Chrysostome en janvier 2013

  • En janvier 2013, il revient à Montréal, après un séjour fructueux. Il présente toutes ses réalisations à la Fondation Sève de Vie et à Jocelyne ; il fait une présentation au Carrefour foi et spiritualité pour le bénéfice de plusieurs ami-e-s.
  • Lors de la présentation faite au Carrefour, quelques projets de suivi sont mis en exergue, pour prolonger les réalisations faites durant la sabbatique 2012. Lors de cette présentation, une invitation est lancée à celles et ceux qui veulent aller au Congo comme stagiaires, de s’inscrire pour le stage 2013. Les projets susceptibles d’être réalisés par lesdits stagiaires sont : Monter la bibliothèque; Apprendre aux gens à utiliser cette bibliothèque; Donner des leçons d’informatique et d’internet aux enfants de l’École milieu de vie, aux parents des enfants et à l’ensemble de la population; Offrir une formation supplémentaire aux éducateurs; Animer des activités qui permettront aux enfants de s’approprier la mission et les objectifs de l’École milieu de vie; Inauguration du centre éducatif en chantier.

Enracinement du projet par les ressources locales : de janvier 2013 à juillet 2013

  • Entre le départ de Jean-Chrysostome en janvier 2013 et son retour en juillet 2013, les activités de l’École Milieu de Vie ont été menées par l’équipe mise sur pied et formée: quatre animateurs (Israël, Célestine, Aimerence et Dosithée) et le coordonnateur (Simon).
  •  Plusieurs activités sont développées et réalisées : lecture, bricolage, pâte à modeler, dessin, projets spéciaux, etc.
  • L’horaire établi a permis aux enfants de fréquenter l’École Milieu de Vie, du lundi à samedi, de 14h à 17h.

Stage 2013: Renforcement des compétences, création de la bibliothèque de Kalunda et projet puits

  • En juillet 2013, Josée Lamoureux, Lucie Denis, Claudette Boulianne, Louise Robin et Jean-Chrysostome passent près d’un mois à Kalunda. Louise travaille à renforcer les compétences des membres des associations du micro-crédit. Josée fait la formation des éducateurs et éducatrices de l’École milieu de vie. Lucie s’occupe de l’animation des activités pour les enfants de l’École milieu de vie. Claudette met sur pied la bibliothèque et forme le bibliothécaire.  
  • Début du projet “Un puits à Kalunda”. Proposé par Claudette Boulianne, le projet est appuyée par Lucie, Louise, Josée et Jean-Chrysostome. Les premiers contacts sont alors faits à Kinshasa auprès de monsieur Koshi qui entreprend d’envoyer rapidement un groupe d’experts à Kalunda et de faire parvenir un rapport de faisabilité à Montréal. Lors du témoignage fait, au Carrefour foi et spiritualité, par les 5 volontaires du stage 2013, le projet reçoit, à travers soeur Pierrette Bertrand, un l’appui déterminant des Oeuvres Marie-Anne-Lavallée (Soeurs Oblates Franciscaines de Saint-Joseph) et, plus tard, le financement de la Fondation Roncalli, du Centre missionnaire Sainte-Thérèse et des soeurs du Sacré-Coeur.

Stage 2014: Renforcement des compétences et formation à l’hygiène 

  • Trois volontaires se rendent à Kalunda, en juillet 2014: Céline Laferière, Louise Robin et Jean-Chrysostome.
  • Démarrage du projet “échange des livres”.

Stage 2015: Renforcement des compétences

  • Les volontaires qui se rendent dans la région de Kilembe en juillet 2015 sont: Céline Laferière, Alain St-Pierre et Hélène Tétrault et Jean-Chrysostome Zoloshi.
  • Une première cohorte de boursiers/boursières est envoyée au Lycée Siama à Kikwit (4 filles) et au Petit séminaire de Laba (12 garçons). 

Stage 2016: Renforcement des compétences

  • En juillet 2016, Jean-Chrysostome Zoloshi passe un mois au Congo pour assurer le suivi de tous les projets de la Fondation.
  • Premier test pour la sélection des boursiers/boursières. Pour la première fois, les meilleurs perdants sont recrutés et envoyés au collège Ufuta/Kilembe, à l’EDAP/Mukedi et au lycée Mulanda/Ndunda-Musenge.

Stage 2017: Camp d’été et renforcement des compétences 

  • En juillet 2017, Amélie Côté, Laurence Savard, Dina Jehar, Mario Zakhour et Jean-Chrysostome passent trois semaines au Congo.
  • Le premier camp d’été voit le jour. Il est financé par les Oblates Franciscaines de Saint-Joseph à travers les Oeuvres Marie-Anne-Lavallée. Le camp est animé à Ngondo par  Amélie, Laurence, Dina et Mario.

Stage 2018: Camp d’été, renforcement des compétences et mise sur pied du laboratoire mobile

  • En juillet 2018, Nicole Isabel, soeur Aldegonde Mbalanda, Ferdinand Djayerombe et Jean-Chrysostome passent trois semaines à Kalunda. Ils sont aidés par deux soeurs de Sainte-Famille-de-Bordeaux (les soeurs Lydie et Marcelline).
  • Les projets pris en charge sont: le camp d’été, la formation des leaders, le laboratoire mobile financé par les Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, la formation des exécutifs des associations à l’administration, la formation des mères célibataires à l’entrepreneuriat.  

Stage 2019: Camp d’été, projet santé, renforcement des compétences et implantation du nouvel organigramme    

  • En juillet 2019, Karine Coursol-Côté, Laurence Savard, soeur Aldegonde Mbalanda, Sophie Durocher et Jean-Chrysostome passent trois semaines à Kalunda. Trois soeurs de Sainte-Famille-de-Bordeaux (les soeurs Nicole, Lydie et Marcelline) les rejoignent plus tard.
  • Les projets pris en charge sont: le projet santé, le camp d’été, la formation des leaders, l’implantation du nouvel organigramme de la Fondation sève de vie, la formation de membres des exécutifs des associations, la formation et l’installation dans leurs villages de la première cohorte de mères célibataires.  

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